By La Chouineuse
Ce n’est pas que je n’aime pas Primark… C’est Primark qui ne m’aime pas.
- 19:17
- By Distrayante
- 9 Comments
J’ai essayé d’être emballée par ce magasin, mais rien n’y fait, ça ne prends pas. Tout a commencé il y a 5 ou 6 ans. Une copine qui passait régulièrement sur Londres m'avait décrit Primark comme étant The Place To Shop. Lors d'un séjour de quelques semaines en Angleterre, j'ai tenté l'expérience, et ce fut un désastre.
La paire de ballerine qui craque au beau milieu d'Oxford Street
En plein de mois de juin, je n'avais qu'une paire de bottines avec moi. Il me fallait donc une paire de chaussure d'été en urgence. En attendant de trouver des chaussures descentes, je me suis dit qu'acheter une paire de ballerine chez Primark pourrait me dépanner quelques temps. Et bien ce laps de temps fut relativement court. Ma paire à 10 livres tenu à peine 3 jours ! Et comme le sous-titre l'indique, elle a craqué en plein milieu d'une séance shopping. J'avais l'air maligne avec ma semelle décollé à moitié. Et 10 livres, c'est peut-être bon marché (haha promis, ce jeu de mot n'est pas intentionnel), 10 livres tout les 3 jours ça fait cher !
La bretelle qui craque après deux lavage
J'avais décidé de n'acheter que des collants chez Primark, et finalement, j'ai rechuté 2 an après. J'ai acheté une jupe et un débardeur. Le débardeur n'a pas tenu le choc du second lavage puisqu'une bretelle a lâché peu après. Bien évidemment en plein milieu de la journée.
Le moment de solidarité
Il y a à peu près un an, je suis retournée à Londres, et j'ai encore fini à Primark sur un malentendu. Une copine pensait que j'étais fan de ce magasin , et moi je pensais que c'était elle qui aimait. Après deux heures (oui oui deux heures) passées dans ce magasin je lâche un "je hais ce magasin". Ma copine me regarde et me dit "Quoi ? Mais moi aussi!! Mais qu-'est-ce qu'on fout là alors ?". Après avoir résolu le problème (en fait, c'est une amie commune qui aime ce magasin, c'est bête hein ?), nous décidons de sortir... puis je me ravise avec un "ah non, 2 heures ici, j'achète un truc. J'ai attrapé 2 ou 3 pyjamas à quelques pounds, et je suis passée en caisse. Je vous laisse deviner la suite... mes pyjamas n'ont pas passé l'hiver.
Comme je vous l'expliquais dans l'article j'ai du mal à trouver bottines à mon pied, je galère un peu à trouver des chaussures féminines. Et bien je suis heureuse de vous annoncer que j'ai trouvé une paire de bottines à ma taille et que je trouve super jolies !
La notion du fashion faux pas est peut-être une notion en mode, mais je trouve cela complètement contre productif et anti créatif, car... sans fashion faux pas, il n'y a pas d'évolution possible!
Le mélange d'imprimés était un fashion faux pas il y a encore quelques années. Pourtant, quelqu'un a bien du le faire, car aujourd'hui c'est hyper tendance. Et c'est plutôt cool comme tendance d'ailleurs puisque j'aime beaucoup les imprimés. Par contre, je n'ai pas adopté cette tendance car ma morphologie ne me le permet pas. Mais c'est tout de même chouette.
Idem pour les mélanges du bleu et du noir ou pour les chaussures plates en soirée. Les magazines de mode (Glamour, Cosmo etc) que je lisais lorsque j'avais j'étais ados (que je ne lis plus depuis quelques années) étaient plein de bons conseils qui sont complètement dépassés aujourd'hui. Et je ne parle pas même pas des Birkenstock et des sandales de plage en plastique et des claquettes de piscine style années 1990 qui (par je ne sais quel miracle ) refont leur grand retour depuis cet été. Il y a 2 ans, vous étiez la risée de tous lorsque vous portiez ce genre de chose. Aujourd'hui vous êtes tendance.
Je trouve donc que le terme "fashion faux pas" est un tantinet sur-employé. Est-ce que je déteste la mode ? Pas du tout ! Mais je pense qu'il ne faut pas hésiter à jouer avec les matières et les couleurs, même si cela peut-être jugé comme étant un "fashion faux pas".
Par contre, si vous décidez de participer à une émission du type "Les reines du shopping", appliquez les conseils de Cristina à la lettre si vous voulez avoir une chance de gagner.
Je ne chausse ni du 32 ni du 45, et pourtant, j'ai du mal à trouver des chaussures à ma taille. Pour être plus précise, j'ai du mal à trouver des chaussures à ma largeur. En chaussant du 39, j'avais pourtant tout pour conquérir le monde de la chaussure ! Et bien c'est raté.
Si mon pied gauche rentre dans une bonne partie des bottines standard du marché (en ce moment je recherche une paire de bottine) mon pied droit fait de la résistance. Samedi, j'ai essayé 3 paires différentes de 3 marques différentes et impossible de faire entrer ce foutu pied gauche (plus gros que le droit apparemment, même si je ne le vois pas à l’Å“il nu).
Parfois, il me suffit de prendre une taille 40 pour débloquer la situation, mais cette solution n'est pas la plus confortable, car je fais un vrai 39 en "longueur" (et je flotte donc dans du 40). Et cette solution n'en est même pas une pour les chaussures d'été ou les escarpins qui doivent être parfaitement ajustés.
La raison de ce cauchemar modesque? Une ossature très forte au niveau des pieds.... Voilà j'avoue mon "petit" secret, j'ai une sorte de bosse sur le pied qui m'empêche de craquer sur n'importe quelle chaussure. Une copine m'a dit un jour "ah oui tu as un pied de danseuse", mais ce n'est absolument pas le cas, bien au contraire. Je crois qu'elle essayait juste de ne pas dire "ah oui, tu as un os proéminent".
Et vous ? Quel est votre handicap mode ?
Interview carrière d'une... Adjointe au conservateur du cimetière
- 20:27
- By Distrayante
- 6 Comments
J'ai pu interviewer (à distance) une hellocotoneuse qui exerce un métier très particulier puisqu'elle est adjointe au conservateur du cimetière. Surprenant ? Oui! Glauque ? Pas du tout ! Non seulement son métier est utile, mais en plus, elle en parle bien.
Quel est ton métier ?
Mon métier est : Adjointe au conservateur du cimetière. Je suis donc fonctionnaire en mairie sauf que je bosse à la conservation du cimetière donc dans le funéraire ;) depuis 1 an.
En quoi consiste ton métier ?
Mon métier consiste à : traiter les dossiers administrativement d'inhumation des défunts au sein du cimetière, veiller aux opérations funéraires donc d'assister aux enterrements ainsi qu'aux exhumations ( relevés de corps ) et aux différents travaux réalisés en amont, traiter les dossiers de renouvellements des concession et saisir des anciennes fiches de concessions.
A quoi ressemble une journée type ?
Il n'y a pas de journée type, cela dépend des enterrements.
Pour un enterrement, je reçois les documents quelques jours avant, j'entre tout informatiquement, la veille du convoi, l'entreprise de Marbrerie chargée d'ouvrir la concession se déplace je les accompagne donc jusqu'à la concession, soit ils ouvre soit ils creusent une fosse. Le jour J, le convoi se présente, je marche devant le corbillard jusqu'à l'emplacement et je me mets un peu plus loin pour "surveiller" l'opération funéraire, veiller à ce que tout se passe bien. Si par exemple le cercueil ne passe pas c'est a moi de prendre une décision. Une fois le convoi fini, je rentre dans mon bureau (qui est situé bien évidemment dans le cimetière).
Que rêvais-tu de faire quand tu étais petite ?
Ce n'était bien évidemment pas mon rêve étant petite .. La mort fait peur à tout le monde, j'aurai voulu être journaliste.*Qu'as tu fait comme étude pour devenir adjointe au conservateur du cimetière ?
Niveau études, j'ai un bac STT ( c'est STG maintenant il me semble ) option administration. j'ai débuté 6 mois en BTS Immo mais cela ne m'a pas plu.Quels ont été les stages et les expériences décisives dans ta carrière ?
Aucune expérience ni stage a été décisif dans ma vie. J'ai commencé à travailler à 17 ans.
J'ai tout de même bossé 3 ans au sein d'un service état civil donc j'étais polyvalente, et je préférais m'occuper de dresser les actes de décès et tout ce qui touchait au funéraire. J' avais déjà un pied dedans.
Comment atterit-on dans un milieu réputé masculin ?
Alors c'est un avantage de bosser dans un milieu masculin, car il n'y a pas d'histoires futiles entre femmes, il faut simplement savoir s'imposer tout de même et j'ai bien été acceptée.
Que conseille-tu à ceux et celles qui souhaitent s’engager dans cette voie ?
Je ne peux pas conseiller aux gens de s'orienter dans cette branche car je pense que l'on attérit dedans au hasard. J'ai discuté avec beaucoup de monde de ce domaine et on y arrive par hasard ou alors parce que c'est familial. La plupart des gens ont peur de la mort et comme souvent j'entends : Ah je ne pourrai pas moi ..
Considères-tu ton métier comme un métier d’avenir ?
Oui je le considère comme un métier d'avenir, on accompagnera toujours les gens dans ce moment douloureux, l'inhumation est une étape dans le deuil.
Quels sont les clichés que tu aimerais démolir sur ton secteur et ton métier ?
Les clichés .. Y'en a des masses. On pense que je m'habille en noir tous les jours, que cela ne doit pas être gai .. La mort fait peur en soi. Il faut savoir se détacher.
Je suis pas dérangée par mes "locataires" dans mon "jardin" comme je dis toujours.
Je finirai avec cette phrase qui explique tout :
"Exercer un métier au sein de l'univers de la mort ne signifie pas pour autant posséder un penchant morbide, un pessimisme à toute épreuve, une volonté de voir la vie en noir ou bien un attrait spécifique pour le sensationnel. Laissons donc de côté nos idées toutes faites et ces préjugés inutiles et soyons attentifs aujourd'hui à ceux qui un jour nous permettront de faire humblement ce lien entre ces deux dimensions. "
J'aime ce que je fais et je ne me vois pas pour l'instant en changer ;)
Je souhaite faire d'autres articles carrières alors n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez subir une de mes interview carrière !
A bientôt !
*Moi aussi j'aurais aimé être journaliste !








